Manifestation contre les mesures sanitaires ce 31 janvier 2021 à Bruxelles

Ce ne sont pas moins de 600 manifestants qui ont osé se rendre à la gare centrale de Bruxelles, malgré l’interdiction formelle annoncée dans la presse et la tolérance zéro que le bourgmestre Philippe Close a demandé de faire appliquer par les forces de l’ordre, associée à la menace de faire payer 250 € aux récalcitrants. 

Il y a une dizaine de jours, un indépendant flamand avait fait appel à manifester contre les mesures sanitaires, et plus particulièrement pour la réouverture des bars, restaurants et commerces dits « non essentiels » en créant une page événement sur Facebook. 

Au départ la motivation était grande, car plus de 7000 personnes avait indiqué qu’ils participeraient à ce rassemblement qui initialement devait se dérouler devant la gare centrale samedi 31 janvier à 11h. L’appel aux francophones à venir manifester avait également été entendu, face à des mesures sanitaires qui révoltent de plus en plus la population. 

Alors qu’une demande d’autorisation avait été déposée à la commune de Bruxelles ville, l’autorisation n’avait toujours pas été accordée. Les autorités ont alors demandé à l’organisateur de déplacer le lieu du rassemblement au square de l’Atomium, alors que nous étions 4 jours avant la date de la manifestation. Ce fut le début de la confusion. Le mouvement En Colère et les groupes partenaires francophones ont tout fait pour maintenir le rassemblement devant la gare centrale, alors que l’organisateur avait accepté de déplacer le rassemblement au pied de l’Atomium. Et c’est jeudi que nous avons appris par les médias que la manifestation n’était finalement pas autorisée, et qu’en plus la tolérance zéro serait appliquée et que les contrevenants risquaient une amende de 250 €. 

Les militants actifs du mouvement citoyen En Colère commencent à bien comprendre les méthodes des autorités belges : diviser, semer la confusion, intimider l’organisateur, interdire et réprimer

Malgré cela, plus de 600 manifestants se sont rendus devant la gare centrale, ainsi qu’une cinquantaine au square de l’Atomium. Sans compter les arrestations administratives préventives sur les quais des gares du nord et centrale. Sur l’ensemble des manifestants, 488 ont été arrêtés administrativement, alors qu’aucun débordement n’a été à déplorer.

Plusieurs militants d’En Colère s’étaient déjà rendus près de la gare centrale vers 10h30 afin de prévenir de la situation sur le déploiement des forces de l’ordre. Nous nous sommes ensuite dirigés à pied vers la gare du nord où un important dispositif de police était déjà présent sur place. Nous nous sommes alors à nouveau redirigés vers la gare centrale en métro. C’est alors que la cavalerie de la police fédérale s’est mise en mouvement et que l’équipe d’En Colère a réussi à passer au travers pour éviter de se faire nasser. Nous sommes alors redescendus vers la Grand’Place. C’est alors qu’une charge des forces de l’ordre s’est dirigée vers nous et un groupe de supporters de foot. Etant trop peu nombreux pour y faire face, nous avons préféré quitter les lieux. Et c’est en début d’après-midi que nous avons constaté que plusieurs manifestants des groupes partenaires avaient réussi à s’exfiltrer de la nasse également. Nous avons alors décidé de nous réunir place Rogier où une trentaine de participants ont réussi à manifester à nouveau, avec une couverture médiatique de EuroMagh, pendant une demi-heure, sans se faire interpeller par la police.  

Il est tout de même incroyable de constater que si c’était les Black Lives Matter qui manifestaient, les autorités les auraient certainement laissé faire, comme cela fut déjà le cas début juin de l’année dernière. 

Nous sommes donc bien dans une dictature où le PS, MR, CDH et Écolo forme un parti unique mondialiste, lui-même encore renforcé par leur bras armé composé du PTB, de la FGTB-CSC, ainsi que des idiots utiles du système : les antifas, responsables lors de leur manifestation, je le rappelle, du saccage des magasins à Bruxelles, déjà si durement touchés par la crise sanitaire.

Grégory Bourguignon