En ce jour de canicule du jeudi 16 juin se tenait en début de soirée la deuxième réunion des riverains concernant les nuisances occasionnées au voisinage par les demandeurs d’asile logés dans l’ancien refuge rue du Couvent. Cette réunion où j’étais présent s’est déroulée dans le hall sportif de la maison des jeunes « La Ruche », rue de la Marlière, dans le quartier du Tuquet. 

Elle était présidée par la bourgmestre Brigitte Aubert entourée de la commissaire porte-parole de la police locale, de l’agent de quartier du Tuquet, de Kathy Valcke, échevine de la Jeunesse/petite enfance, Egalité des chances, Sport et loisir, de Audrey S responsable du collectif des riverains du centre Fedasil, et de Sarah Turine, directrice du centre Fedasil Mouscron et ancienne échevine Ecolo de la Jeunesse et de la Cohésion sociale de Molenbeek.  

La première réunion de ce genre avait eu lieu au même endroit le 29 août 2019, soit il y a près de 3 ans, alors que de nombreuses doléances des riverains concernant des problèmes d’insécurité, d’insalubrité et de nuisances sonores avait été rapportés à l’époque aux autorités locales. 

De nombreux problèmes sont survenus entre ces deux réunions publiques, ce qui a fait intervenir pas moins de 410 fois la police locale pour des problèmes internes et externes au centre Fedasil, faisant même parfois intervenir la police fédérale en renfort afin de faire rétablir l’ordre dans l’ancien refuge, comme lors de l’émeute du 24 avril 2020 qui a fait plusieurs blessés suite à une rixe qui avait éclaté entre migrants au sein du centre, plusieurs arrestations avait d’ailleurs eu lieu ce jour-là. 

Pourtant plusieurs riverains rassemblés autour du collectif « Mouscron En Colère » avait déjà prévenu la bourgmestre de Mouscron des risques qu’encouraient les habitants du quartier du Tuquet, ainsi que des problèmes internes liés au centre lui-même. En février 2020, une demande d’autorisation de manifester pour réclamer la fermeture du centre pour demandeurs d’asile avait été demandée par ce collectif, demande qui avait été refusée après que la bourgmestre m’eut reçu dans son bureau. Dans les mois qui ont suivis, le conseiller communal Pascal Loosvelt de Mouscron Populaire (ex PP) est intervenu plusieurs fois sur le sujet, réclamant une forte diminution des demandeurs d’asile dans l’ancien refuge. La police de Mouscron a également souvent répété que les moyens dont elle disposait n’étaient pas suffisants et inadaptés pour faire face aux problèmes qu’occasionnent les locataires en attente de régularisation du 39 rue du Couvent. Il a fallu attendre octobre 2021 pour que la bourgmestre de Mouscron menace de prendre un arrêté de police pour faire fermer le centre Fedasil si la direction ne prenait pas des décisions strictes pour ramener le calme dans le quartier du Tuquet. 

Mais qu’en est-il vraiment aujourd’hui ? Après que madame Brigitte Aubert eut imposé la réduction de moitié des demandeurs d’asile dans l’ancien refuge, elle a par la suite renoué le dialogue avec la direction du centre Fedasil. Des pourparlers ont eu lieu entre les autorités communales et la directrice Sarah Turine en mars 2022 pour que ce centre reste définitivement dans la cité. Elle a d’ailleurs avoué lors de cette réunion qu’un bail de 9 ans avait été signé avec le propriétaire du 39 rue du Couvent. Elle a rajouté que le centre Fedasil Mouscron restera ouvert en fonction de la crise migratoire. Bien que cette crise migratoire dure depuis des années, aucun doute ne subsiste quant à l’installation définitive du plus gros centre pour demandeurs d’asile de Belgique dans la cité des Hurlus qui devient le laboratoire d’une immigration organisée et voulue par l’U.E.

Alors qu’un arrêté de police avait été pris par la bourgmestre au mois d’octobre 2021, de plus confirmé par le Conseil d’état après un recours de Fedasil, la situation n’a absolument pas changé. Il y a toujours 858 demandeurs d’asile sur une capacité d’accueil de 946 dans un quartier densément peuplé de 5000 habitants. 42,10% sont des hommes seuls, 49,6% des familles et 8,73% des femmes seules, pour 124 membres du personnel, avec 90 refus de régularisation seulement. En réalité, aucune solution n’existe pour réduire le nombre de réfugiés au centre Fedasil Mouscron, tant sur le plan structurel que sur celui du droit international. Les 80 centres Fedasil en Belgique affichent complet et la Cour européenne des Droits de l’homme empêche l’expulsion des demandeurs d’asile tant qu’ils ne sont pas déboutés de leurs demandes. 

Et donc, malgré les nombreuses plaintes et doléances des riverains rien n’a changé. Pire, la direction de Fedasil Mouscron se permet encore d’offrir et d’organiser leur propre fête de la musique, des activités citoyennes et des olympiades le 3 août prochain. Alors qu’à la réunion des riverains j’ai encore entendu les participants parler que des squattages devant le centre médical ont lieu régulièrement, où du cannabis, du shit, de la cocaïne et de l’alcool sont consommés. Les voisins proches doivent mettre des boules Quies pour pouvoir dormir la nuit, car des bruits de bouteilles éclatées et des cris s’entendent jusqu’à 3 heures du matin et que les camions de livraison déchargent déjà leurs marchandises avant 6 heures pour ravitailler le centre Fedasil en même temps que des migrants passent le mur du centre pour aller se balader un peu partout. Il y a également du vis-à-vis entre certaines maisons voisines de l’ancien refuge où les ouvriers de la ville ont même abattu un arbre qui pourtant protégeait des regards indésirables. Des scènes de masturbation provenant de résidents Fedasil ont été vues par des familles avec enfants depuis leurs jardins. La directrice de l’institut Jeanne d’Arc à également interpellé la police pour faire signaler la présence de voitures sans plaque d’immatriculation sur le parking 3 de la rue du Couvent, voitures remplies de marchandises qui bougeaient régulièrement et qui provenaient des résidents de l’ancien refuge. Du trafic de drogue a été constaté rue Serpentine, des jets de cailloux ont été lancés sur les voitures en stationnement et même sur des voisins qui profitaient de leurs jardins. Et tout récemment, un passant est intervenu auprès d’enfants de demandeurs d’asile sans surveillance qui étaient en train de taper avec des bâtons sur des cannetons, dont un a eu les 2 pattes cassées. Et la bourgmestre Brigitte Aubert a juste pour réponse de dire qu’il faut du temps pour réduire de moitié le nombre de demandeurs d’asile et que ça serait inhumain de les déplacer dans la précipitation. Mais que doivent donc supporter aujourd’hui les habitants du quartier du Tuquet autrefois si paisible et chaleureux il y a encore 20 ans ?

Les autorités communales comme fédérales, inféodées à l’idéologie multiculturaliste et mondialiste, en plus de prendre souvent parti pour les immigrés en attente de régularisation, sont dans l’immobilisme le plus total, car soumises aux traités internationaux des droits de l’homme faisant des migrants sur le sol des pays membres de l’Union européenne, des personnes surprotégées et intouchables, faisant d’eux des rois alors que les Belges et autres Européens sans histoire deviennent des citoyens de seconde zone. 

Tant qu’un gouvernement n’aura pas l’audace de quitter ces traités internationaux et l’U.E. , aucune décision sérieuse ne pourra être prise à l’égard des demandeurs d’asile sans risquer de voir l’État belge condamné par un tribunal quelconque à la suite de plaintes de migrants dont les avocats pro-immigration se feront un plaisir d’introduire un recours en justice pour les défendre. 

Grégory Bourguignon